Certaines montres font bien plus que mesurer le temps. Elles le racontent. La CIGA Design Blue Planet II Atlantic Titanium appartient à cette catégorie rare de garde-temps capables d’émouvoir dès les premières secondes. Visuellement saisissante, philosophiquement inspirée, techniquement singulière, elle offre une expérience aussi surprenante qu’hypnotique. Nous l’avons portée, manipulée et observée durant une journée. Voici notre test complet.

CIGA Design : la nouvelle voix du design horloger chinois

Fondée en 2012 par Zhang Jianmin, designer industriel de renom, CIGA Design s’est imposée en un peu plus de dix ans comme le porte-étendard du design horloger chinois. Loin des clichés de la production de masse, la marque s’inscrit dans une démarche artistique et conceptuelle, où chaque montre traduit une idée avant d’être un simple objet utilitaire.

Sa reconnaissance internationale a été fulgurante. Lauréate d’un Red Dot Design Award en 2021, CIGA Design a surtout marqué l’histoire la même année en remportant un Grand Prix d’Horlogerie de Genève (GPHG) dans la catégorie Challenge — une première pour une marque chinoise (rejoint cette année par Fam Al Hut). Cette récompense n’a pas seulement sacré un design, mais aussi une philosophie : celle d’une horlogerie ouverte, humaniste et universelle.

La collection Blue Planet illustre parfaitement cet état d’esprit. Elle célèbre la Terre comme point de convergence entre cultures, un rappel poétique de notre monde commun à travers une mécanique simple mais ingénieuse. Plus qu’une montre, c’est un manifeste visuel.

Blue Planet II : une poésie mécanique autour du globe

La Blue Planet II pousse le concept plus loin. Ici, pas d’aiguilles. Le cadran tridimensionnel représente la planète Terre, gravée avec minutie, tandis qu’un anneau périphérique affiche les minutes. La rose des vents au sommet de la sphère sert d’indicateur des heures, le tout animé par un système de rotation différentielle breveté. À chaque manipulation de la couronne, voir la planète tourner lentement dans le sens des aiguilles de la montre, accompagnée par l’anneau des minutes, est une expérience à part.

C’est une mécanique à contempler autant qu’à utiliser. On s’attend à une lecture complexe, mais l’œil s’y habitue rapidement. D’un coup d’œil rapide, on lit l’heure comme sur une montre mono-aiguille : la rose des vents suffit à situer le moment. Pour plus de précision, il faut observer la position exacte de l’anneau des minutes par rapport au repère des heures, dans une harmonie qui donne presque l’impression de voir le temps graviter.

La version Atlantic Titanium incarne la maturité du projet Blue Planet. Son boîtier en titane recyclé de 43 mm allège la montre sans compromettre sa solidité, et toujours avec une symbolique. Malgré son diamètre conséquent, son absence de cornes limite la longueur à 43 mm, rendant la montre étonnamment portable même sur un poignet moyen. Sur le mien, de 17,5 cm, elle reste imposante sans être démesurée, bien équilibrée grâce à la légèreté du matériau et la douceur du bracelet en caoutchouc.

Le packaging mérite lui aussi d’être salué : la montre n’arrive pas dans une boîte, mais dans un livre retraçant l’histoire de la marque et de ses récompenses. La tête de montre et le bracelet y sont fixés comme des œuvres de musée, à assembler soi-même en quelques secondes grâce aux pompes rapides. L’effet “waouh” est immédiat : on ne déballe pas un produit, on entre dans un univers.

Une fois au poignet, la sensation est fluide, moderne, presque futuriste. La boucle anguleuse, taillée comme un objet d’art industriel, contraste volontairement avec la rondeur du boîtier. Et visuellement, le cadran est tout simplement hypnotique : les reliefs des continents reflètent la lumière sur un bleu qui ne semble pas totalement immobile, comme un océan en mouvement. Chaque infime rotation devient un spectacle.

CIGA Design a réussi un tour de force : proposer une montre conceptuelle, accessible et aboutie. La Blue Planet II n’est pas qu’un exercice de style. Elle est bien finie, pensée dans les moindres détails, agréable à porter et techniquement ingénieuse. La fluidité de son affichage, la qualité du titane et la cohérence du design en font un objet aussi séduisant qu’attachant.

Son seul vrai défaut est sa taille : avec 43 mm (ou 46 mm) et surtout une ouverture de cadran importante, elle pourra intimider les poignets fins. Ce n’est pas une montre “passe-partout”, mais ce n’est pas son objectif. C’est une pièce à part, assumée, à porter pour soi — et pour le plaisir d’expliquer aux curieux comment on lit l’heure sur “sa planète”.

Verdict : une montre hypnotique et symbolique

À 1499 € (ou 1 249 € sur acier), la CIGA Design Blue Planet II Atlantic Titanium offre une expérience. Primée au GPHG, conçue avec soin, elle invite à la contemplation du monde plutôt qu’à la simple mesure du temps. Elle bouscule les codes, sans provocation, avec une sincérité rare dans cette gamme de prix. Ce n’est pas une montre pour tout le monde, mais pour ceux qui cherchent quelque chose de différent, d’émotionnel et d’universel. Et rien que pour ça, elle mérite amplement sa place dans toute collection moderne. Disponible dès maintenant sur cigadesign.com, elle rappelle qu’en horlogerie, l’avenir n’est pas seulement suisse ou japonais — il peut aussi venir de Chine, et briller d’un éclat planétaire.

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