Parfois, une montre suffit à rappeler que l’horlogerie n’a pas besoin d’être compliquée pour être réussie. La Wolbrook Skindiver Decompression en est la preuve éclatante : un design inspiré des années 60, une construction sérieuse, un prix presque anachronique et une personnalité attachante. On la porte une journée, et on se surprend à la regarder plus souvent que nécessaire, simplement parce qu’elle fait du bien. Voici notre test complet de cette montre française ultra-abordable.

Wolbrook : 70 ans d’histoire et un ADN franco-américain

Fondée en 1949 aux États-Unis, Wolbrook fait partie de ces marques nées à l’âge d’or des montres-outils. Ses premiers modèles affichaient déjà les valeurs qui allaient forger son identité : robustesse, fiabilité et accessibilité. À une époque où la montre était un instrument du quotidien, Wolbrook proposait des garde-temps “pour la vie”, soumis à un triple contrôle de précision puis de résistance, tous garantis.

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Dans les années 1950, la marque sœur Douglas est créée, spécialisée dans les montres destinées aux ingénieurs et pilotes d’essai. C’est cette période qui forge la légende de Wolbrook : des montres simples, solides et fonctionnelles, adoptées par les aventuriers du ciel comme de la mer. Le lien avec la France se noue à la fin de cette décennie, quand Wolbrook et Douglas commencent à produire dans l’Hexagone pour profiter du savoir-faire horloger local, notamment dans les montres de plongée.

Au début des années 60, Wolbrook lance sa première Skindiver, puis la mythique Skindiver Worldtimer, combinant étanchéité et lisibilité exemplaire. Neil Armstrong en possédait d’ailleurs une, une Douglas Skindiver Worldtimer, aujourd’hui pièce de collection confirmant l’héritage unique de la marque. Après un long sommeil dû à la crise du quartz, Wolbrook renaît en 2019, désormais assemblée en France, avec la même mission : proposer des montres-outils sérieuses et accessibles, pour tous ceux qui veulent une vraie montre mécanique sans compromis.

Skindiver Decompression : un hommage à l’âge d’or de la plongée

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Dans la lignée de cet héritage, la Skindiver Decompression rend hommage aux instruments de plongée d’antan tout en leur donnant une touche ludique et contemporaine. Avec son cadran multicolore affichant les temps de décompression, elle rappelle les montres professionnelles des années 60, notamment les fameuses DOXA. Les cercles concentriques bleus, jaunes et rouges ne sont pas là que pour faire joli : ils évoquent une époque où la couleur servait à coder l’information vitale, du moins profond au centre jusqu’au plus profond vers l’échelle de minuterie, et avec des couleurs choisies selon leur lisibilité subaquatique (leur teintes devenant fades dans les profondeurs).

Le boîtier en acier inoxydable 316L de 40 mm pour 11 mm d’épaisseur (13,2 mm avec le verre) trouve un équilibre parfait entre présence et confort, même sur un petite poignet de 17 cm comme sur les photos. La montre respire la qualité, sans fioritures inutiles. Le verre saphir bombé ajoute une belle profondeur au cadran, et le fond plein cache le calibre automatique Miyota 8315, fiable et éprouvé, battant à 21’600 alternances par heure avec une réserve de marche étendue à 60 heures. L’ensemble inspire confiance : on sent que c’est une montre pensée pour être portée, pas pour être exposée.

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Sur le poignet, c’est un vrai plaisir. Les proportions sont impeccables, le Super-LumiNova offre une lisibilité exemplaire, et la montre dégage une présence chaleureuse et authentique. Les bracelets Tropic en caoutchouc, testés ici en jaune puis en noir, renforcent son ADN aquatique tout en restant très confortables. La version jaune accentue le côté fun et décontracté, tandis que le noir la rend plus classique et équilibrée.

Difficile aujourd’hui de trouver une montre automatique aussi bien finie, aussi cohérente et aussi plaisante pour moins de 500 €. Le packaging complet (bracelet supplémentaire, outils, carte d’authenticité) est au niveau de marques bien plus chères, et confirme la patte de la même équipe derrière HGP, dont nous avions testé la Diver 200M Commando. Ici aussi, rien n’est laissé au hasard : tout est net, bien conçu, sans compromis.

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On pourrait simplement regretter l’absence d’un bracelet acier dans nos photos, qui renforcerait encore sa polyvalence et son élégance au bureau, même si c’est une option proposée par la marque pour un supplément de 50 € seulement. Mais pour le reste, cette montre est un sans-faute.

Verdict : un excellent rapport qualité-prix

La Wolbrook Skindiver Decompression réussit un pari presque impossible : celui d’allier authenticité historique, plaisir de porter et prix imbattable. Elle n’essaie pas de se prendre au sérieux, elle ne copie personne, elle assume son style et son héritage. Et c’est sans doute pour cela qu’on l’aime autant. Une montre qui rappelle qu’à 419 €, on peut encore acheter un vrai morceau d’horlogerie, bien pensé, bien construit, et plein de personnalité. Notre seul regret, c’est de ne pas vous l’avoir présentée avant l’été…

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