Ces dernières semaines ont livré une actualité horlogère particulièrement riche, autant chez les grandes maisons que chez les créateurs indépendants. Entre nouveaux matériaux, complications originales, rééditions patrimoniales et approches esthétiques modernes, ces sorties montrent différentes façons de penser la montre aujourd’hui. De l’outil sportif et technique aux pièces plus expérimentales, cette sélection des sorties marquantes met en lumière ce qu’il ne fallait surtout pas rater.

Audemars Piguet Neo Frame Jumping Hour

C’est de loin LA plus grande surprise. Avec son cadran architectural et ses lignes tranchées, cette Neo Frame Jumping Hour en or rose 18 carats propose une lecture du temps résolument graphique. Elle ne crée certes pas une tendance mais s’inscrit dans celle lancée au Watches & Wonders de 2025, notamment par Cartier avec sa Tank à Guichets. L’heure saute instantanément dans un large guichet à “midi” tandis que les minutes traînent à 6 heures, le tout porté par un mouvement automatique de haute horlogerie digne de la manufacture du Brassus. Le boîtier anguleux de 34 mm joue des contrastes polis-satinés, loin du vocabulaire de la Royal Oak, montrant qu’Audemars Piguet peut explorer d’autres esthétiques sans renoncer à une finition de haute horlogerie. Prix : 64 400 €.

Omega Seamaster Diver 300M “Milano Cortina 2026”

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Avec son boîtier de 43,5 mm alliant céramique blanche et titane grade 5, cette version olympique de la célèbre plongeuse d’Omega joue une partition hivernale où la lunette et le cadran givré rayonnent sans saturer. Le motif gravé au laser sur le fond, et inspiré d’une trace de doigt du “26”, l’emblème des Jeux Olympiques de Milano Cortina 2026, enrichit une esthétique technique tandis que le mouvement automatique – un calibre 8806 Co-Axial Master Chronometer – assure une réserve de marche de 55 heures avec une résistance aux champs magnétiques jusqu’à 15’000 gauss. La Seamaster Diver 300M “Milano Cortina 2026” associe intelligemment héritage sportif et modernité des matériaux, non pas en édition limitée, mais très certainement limitée dans le temps. Prix : 10 300 €.

TAG Heuer Carrera Seafarer Chronograph

Sur cette réinterprétation nautique, TAG Heuer reprend sa lignée Carrera avec un chronographe à la fonction unique d’indicateur de marée, calibré sur le cycle lunaire, complétée par un habituel totalisateur sur 30 minutes puis une réserve de marche généreuse d’environ 80 heures. Logée dans un boîtier en acier de 42 mm aux finitions brossées et satinées, la TAG Heuer Carrera Seafarer Chronograph combine lisibilité accrue avec une lunette sous son verre saphir bombé et avec une esthétique inspirée des instruments marins honorant le patrimoine régatier de la manufacture. La bonne nouvelle ? Cette fois-ci, ce n’est pas une édition limitée ! Prix : 8 800 €.

Zenith Defy Revival A3643

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Dans un esprit rétro aux lignes acérées, cette réédition s’inspire directement d’une référence Zenith de 1969, tout en s’adaptant aux codes d’aujourd’hui. Le boîtier en acier de 37 mm renferme un cadran argenté soleillé reprenant fidèlement la géométrie octogonale historique et sa lunette à 14 pans, tandis que le mouvement automatique, un calibre Elite 670 visible à travers un fond saphir, propose 50 heures de réserve de marche ainsi qu’une date discrète à 4h30. Cette Defy Revival A3643 capture à merveille l’essence architecturale de la collection Defy dans une gamme tarifaire tout à fait logique. Prix : 7 900 €.

Awake Son Mai Frosted Leaf Royal Red

Sur cette nouvelle déclinaison colorée où l‘artisanat transcende l’objet pour en faire une toile miniature, le cadran rouge en laque vietnamienne à effet givré capte la lumière avec une profondeur presque picturale. Le boîtier en acier poli de 39mm de diamètre renferme un mouvement automatique fiable développé par la manufacture suisse La Joux-Perret, soit le calibre G101, offrant la bagatelle de 68 heures de réserve de marche. Cette Son Mai Frosted Leaf Royal Red signée Awake illustre comment une montre à la signature visuelle moderne peut conjuguer savoir-faire traditionnel et design élégant pour créer une présence poétique au poignet. Prix : 2 640 €.

VPC Type 39VM

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Avec un boîtier de 39 mm aussi fin qu’adapté à la plongée, cette seconde création signée Venustas Per Constantiam alias VPC, jeune marque fondée par Thomas van Straaten, également journaliste chez Fratello, redéfinit les codes de la tool-watch là où la plupart des plongeuses mécaniques sont plus massives. Son épaisseur ? Seulement 9,34 mm, en faisant l’une des plongeuses les plus fines au monde. Côté design, la montre est épurée et son cadran très lisible cache un mouvement automatique performant, à savoir un Sellita SW300-1b certifié COSC, pour offrir une sensation de légèreté au poignet sans sacrifier la fonctionnalité. La Type 39VM incarne une proposition fluide pour une “GADA”, marquant un tournant intéressant dans la catégorie. Prix : 2,768 – 2,998 €.

Urwerk UR-100V LS Ceramic

Sur cette interprétation inédite de son affichage orbital, cette tocante signée Urwerk explore une fois de plus la juxtaposition entre lecture du temps futuriste et contraintes techniques extrêmes. Le boîtier en céramique blanche incassable, avec des inserts en fibre de carbone et du titane sur le fond, est épaulé par une architecture flottante des satellites horaires faisant écho à l’idée de vitesse lumière, tandis que le mouvement manufacture de haute volée fait le show de part et d’autre de la montre. La UR-100V LS Ceramic défie les conventions horlogères avec une présence sculpturale et une vision du temps presque cinétique qui ne peut que faire tourner les têtes…des banquiers ! Prix : 86 800 €.