Dès les premières secondes passées avec la MATWatches Picobello Chrono au poignet, une évidence s’impose : cette montre n’a rien d’un simple exercice de style. Elle réussit à combiner la prestance d’un chronographe mécanique, le confort d’un méca-quartz et une finition d’un niveau qu’on n’attend pas dans cette gamme de prix. À tel point qu’on pourrait s’y tromper — littéralement. Lors de mes premiers instants avec la montre, j’ai instinctivement tenté de la remonter, convaincu qu’un calibre automatique se cachait sous le capot. Une impression qui en dit long sur le soin apporté à cette création signée MAT.

L’esprit MATWatches : l’aventure au poignet

Fondée en 2005 à Paris, MATWatches (Mer-Air-Terre) s’est d’abord forgée une réputation solide auprès des professionnels : plongeurs de la Marine nationale, pilotes de chasse ou membres des forces spéciales françaises. La marque s’est construite sur un ADN utilitaire, celui de montres-outils pensées pour résister aux conditions extrêmes sans renoncer à une certaine élégance militaire. Avec le temps, elle a su séduire un public civil en quête d’authenticité, proposant des montres robustes, lisibles et fonctionnelles, fabriquées en séries limitées et assemblées en France.

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La collection Picobello, apparue en 2023, marque une évolution dans cet univers. Si les lignes restent fidèles à la rigueur propre à MAT, elles s’assouplissent ici pour laisser place à un design néo-vintage inspiré des années 1960. Le modèle Picobello a ainsi introduit une approche plus décontractée, sans renier les valeurs de fiabilité et de robustesse chères à la maison. Ce Chrono vient compléter cette ligne avec panache, en ajoutant une dimension sportive et technique à une esthétique déjà très réussie. Tellement que nous avions craqué sur la Picobello Blue plus tôt cette année…

Un chronographe méca-quartz bluffant de réalisme

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Sous ses airs de chronographe automatique, la Picobello Chrono cache un mouvement méca-quartz (très certainement un Seiko VK64), un choix aussi judicieux que cohérent. Ce type de calibre — mêlant l’impulsion électronique du quartz à un module mécanique pour le chronographe — offre un ressenti mécanique réel, avec une pression franche sur les poussoirs et un retour tactile précis. La trotteuse centrale ne saute pas par à-coups comme sur un quartz classique : elle glisse avec fluidité à chaque activation, apportant ce charme mécanique qu’on croyait réservé à des montres bien plus onéreuses. Et vu que les sous-compteurs sont tous les deux des totalisateurs, on ne voit pas l’aiguille des secondes faire des accoups, car il n’y en a pas !

Le boîtier en acier inoxydable de 39 mm pour 46mm de longueur corne à corne se distingue par sa finition impeccable, alternant poli et brossé avec une netteté remarquable. Le cadran fumé, proposé dans un superbe gris dégradé, affiche des compteurs bien proportionnés et une lisibilité exemplaire. Les index entièrement faits de SuperLumiNiva, les aiguilles polies et le verre saphir bombé renforcent la dimension premium du modèle. Même le fond vissé et les proportions maîtrisées (14 mm d’épaisseur environ) participent à l’équilibre global : c’est une montre qui se porte naturellement, aussi bien avec un polo qu’un blouson de cuir.

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Côté confort, MAT a eu la bonne idée de livrer la montre avec trois bracelets interchangeables : cuir, NATO et caoutchouc, équipés de pompes classiques ou rapides, avec un outil en sus histoire de pouvoir faire les manipulations soi-même. Un vrai plus pour varier les styles au quotidien, d’autant que le poids contenu et la compacité du boîtier la rendent extrêmement agréable au poignet.

Un design qui respire les sixties, sans compromis sur la qualité

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Ce qui frappe le plus, c’est cette cohérence globale entre style, finition et philosophie. La Picobello Chrono s’inspire clairement des chronographes des années 1960, mais sans tomber dans la copie nostalgique. Le dessin du boîtier, la typographie du cadran et la teinte subtile du fumé évoquent le charme des chronos vintage, tout en restant résolument contemporains. On sent une vraie recherche esthétique, jusque dans les proportions : ni trop fine, ni trop massive, elle a cette justesse qui séduit instantanément.

Certains puristes pourront regretter l’absence de calibre automatique, mais à 720 €, le compromis est plus que raisonnable. D’autant que le choix du méca-quartz se traduit par une fiabilité accrue, une autonomie confortable et un entretien quasi nul — des arguments que beaucoup d’utilisateurs du quotidien sauront apprécier. Il y a encore quelques années, on ne l’aurait pas considérée, mais ayant fait pas mal de chemin depuis, les choses sont totalement différentes.

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Verdict : un plaisir horloger sans se ruiner

En main comme au poignet, la MATWatches Picobello Chrono donne une véritable leçon de rapport qualité-prix. C’est une montre pensée avec intelligence, portée par un design juste, des finitions exemplaires et un mouvement parfaitement adapté à sa vocation. Elle rappelle qu’il n’est pas nécessaire de dépenser des fortunes pour se faire plaisir et ressentir cette étincelle horlogère.

Disponible dès le 22 octobre à 15h00 sur le site officiel de MATWatches, au tarif de 720 €, la Picobello Chrono incarne sans doute l’une des propositions les plus malines du moment dans le registre des chronos néo-vintage accessibles. Une montre sincère, bien faite, et surtout, terriblement attachante. À tel point qu’on se demande quoi faire maintenant qu’on a la Picobello Blue…

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