C’est une marque confidentielle chargée d’histoire. Nous les suivons depuis longtemps et avions été conquis en rencontrant le repreneur, Charles Le Menestrel, un collectionneur passionné d’Ollech & Wajs. Après vous avoir parlé de l’OW 8001, nous prenons en main un de leurs modèles phares et celui qui a le plus attiré notre attention en tant qu’amateurs de plongeuses : l’OW C-1000.

OW C-1000 : un kilomètre sous les mers

Une tool-watch conçue dans les règles de l’art avec une étanchéité à 1000 mètres et un passif remontant à 1964, ça ne court pas les rues. C’était une époque phare pour la plongée sous-marine et l’étanchéité symbolique du kilomètre sous les mers de la Caribbean 1000 n’était pas passée inaperçue. Cette OW C-1000 s’en inspire directement, mais pas que, car elle a repris d’autres codes de pièces originales de la maison helvétique, notamment les index triangulaires sur les points cardinaux de la référence OW105 appréciée par les pilotes et explorateurs du Honduras puis du Vietnam. Loin des carcans des grandes marques, Ollech & Wajs s’était creusé une place de choix et une forte reconnaissance pour ses instruments aussi robustes que précis. Avec une grande attention du détail et un soin particulier sur une qualité sans compromis, c’est une montre qui mérite le détour et sur laquelle nous devions nous pencher en profondeur.

Les points forts

La montre de plongée est souvent un terme galvaudé. Certains prétendent au titre de par le style et avec une étanchéité réduite à 100 mètres. À 200 mètres, on peut l’utiliser avec des bouteilles alors qu’à 300 mètres, elle peut prétendre à être utilisée par les professionnels. Avec ses 1000 mètres, l’OW C-1000 répond aux besoins des plus exigeants. Presque tout est réalisé en Suisse, ce qui se fait rare dans ce créneau de prix. Avec un fond renforcé, un verre saphir bombé extra résistant, ainsi qu’une couronne à quatre joints, la marque ne fait pas semblant. « Facile » à faire pourrait-on penser, mais ce n’est pas le cas, d’autant plus avec une taille contenue à 39.56mm. Au niveau de l’épaisseur, elle aurait pu se cantonner à 12.4mm, mais le charme d’un verre bombé était irrésistible, amenant le tout à 15.8mm. Ce n’est aucunement choquant, au contraire, c’est parfaitement portable, même pour un petit poignet de 17.5cm comme celui sur les photos (c’est le mien). On aime son look robuste, sa finition entièrement brossée, sa couronne surdimensionnée ainsi que son épais bracelet façon perles de riz conçu pour ne pas s’étirer dans le temps. La lisibilité diurne est excellente, le confort est à la hauteur de nos espérances et le charme opère. Autre petit détail très apprécié : les cornes percées de bout en bout couplées avec des inserts supplémentaires pour mettre un bracelet autre que l’acier livré avec la montre afin de mieux se rapprocher du boîtier. Et cerise sur la gâteau : la montre est propulsée par un calibre ETA 2824 qui devient presque une licorne sur le marché du neuf, avec une gravure sur le pont et une masse oscillante très réussie (voir le site officiel).

Ce que l’on regrette

Rien qu’à la fiche technique, notre coup de coeur était évident. Mais la perfection est indéniablement subjective et nous avons nos préférences, tout comme nous nous devons de soulever les points qui pourraient diviser. C’est aussi ce que vous attendez et c’est normal. Cela peut surprendre mais sur le cadran le Super-LumiNova a uniquement été appliqué sur les points cardinaux, les aiguilles bien évidemment, ainsi que sur les 15 premières minutes (par sauts de 5) même si c’est déjà plus que la concurrence qui se cantonne souvent au repère luminescent unique. D’ailleurs, si vous vous demandez pourquoi les maisons horlogères marquent toujours les 15 premières minutes, c’est une mesure importante à la fois pour effectuer ses paliers en fin d’immersion pour éviter les accidents de désaturation, mais c’est aussi le temps minimum pour rentrer dans la catégorie des plongées successives (et non consécutives comptant comme une seule et même immersion). Passons aux critiques objectives. Tandis que la montre est parfaitement exécutée, c’est au niveau du fermoir déployant que nous nous attendions à plus vu le niveau d’exigence d’Ollech & Wajs : celui-ci fait très standard avec une finition microbillée qui dénote du reste, puis fait moins abouti que le reste. Par contre, l’impression est toute autre sur le bracelet en caoutchouc, de par sa coupe, sa matière, sa superbe boucle ardillon ainsi que ses différentes tables gaufrées (règle, échelle cartographique, alphabet morse et conversion mètres-verges-pieds). Il est en revanche très long (150/80), peut-être trop, sauf si vous l’utilisez par-dessus une combinaison de plongée. Même avec un ordinateur, le style compte !

Nous avis sur cette montre Ollech& Wajs

Pour nous, c’est presque un sans faute. Et pour avoir échangé avec Charles Le Menestrel, on comprend rapidement à quel point il recherche l’excellence tant il pousse les recherches au maximum et n’est pas prêt à faire le moindre compromis. Si comme nous, vous aimez les vraies plongeuses, vous serez agréablement surpris. Et si vous ne connaissez pas la marque, allez découvrir son histoire. Quand on sait que la montre est faite à 90% en Suisse, que le bracelet en caoutchouc est fabriqué en Italie, et que le tout est proposé entre 1,589 et 1,729€ selon le bracelet choisi, c’est sacrément bien positionné. Bref, si vous aimez, allez l’essayer car elle vaut le détour. De notre côté, on a hâte de découvrir d’autres modèles de la marque !

Disponible sur le site officiel et chez Horel.

CARACTÉRISTIQUES – OLLECH & WAJS OW C-1000

Boîtier : acier inoxydable 316L – finition brossée – 39.56mm de largeur x 45.56mm de longueur x 15.8mm d’épaisseur (verre inclus) – verre saphir bombé extra résistant avec traitement antireflet – couronne vissée à 4 joints – lunette unidirectionnelle avec insert minéral – fond plein gravé  – étanchéité de 100 ATM (1000 mètres) 

Cadran : fond noir – finition mate – index appliqués à 3-6-9-12 heures – marquages et échelle de minuterie imprimés – guichet dateur à 6 heures – index cardinaux et aiguilles jonchés de Super-LumiNova

Mouvement : mécanique à remontage automatique – calibre OW5P (ETA 2824-2 légèrement modifié) – Fréquence de 28’800 alternances par heure (4Hz) – Fonction heures, minutes, secondes et date – réserve de marche de 38 heures

Bracelets : acier inoxydable 316L en perles de riz et caoutchouc noir – 20mm à l’entrecorne – fermoir à boucle déployante à double verrouillage sur acier puis ardillon sur caoutchouc

Informations : en collection permanente – disponible sur le site officiel et chez les revendeurs agréés – garantie de 3 ans – 1,589 à 1,729€ TTC